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"Ce vice impuni, la lecture" Valéry Larbaud

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Cinéma

« Les héritiers », Marie-Castille Mention-Schaar, 2014

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En cette veille de rentrée scolaire, à l’heure où les cartables sont bouclés et où le stress monte (quid des EDT, des classes, des collègues), un rapide billet sur un film sympathique de Marie-Castille Mention-Schaar, la réalisatrice de Bowling.
Avec les Héritiers elle s’intéresse au milieu scolaire et nous narre l’histoire vraie d’Anne Gueguen, professeur d’histoire-géographie, mais aussi responsable de l’option histoire des arts, « une matière de bourges » selon certains, au lycée Léon Blum de Créteil.
Le récit s’ouvre assez logiquement sur la rentrée dans cet établissement défavorisé. Si la classe euro ne semble pas poser de problèmes, la seconde 1 en revanche se fait vite remarquer, par son faible niveau, mais surtout par son comportement intolérable. Les non-initiés pourraient imaginer que le scénario a le sens de l’exagération. Il n’en est rien et il est important de le souligner. Venir travailler de « l’autre côté du périph » peut relever du…

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« Le cahier » d’Hana Makhmalbaf, époustouflant!

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« Le cahier » d’Hana Makhmalbaf, 2007 le-cahier
Hana Makhmalbaf, jeune iranienne née à Téhéran en 1988, s’impose comme un prodige du septième art. Elle a signé son premier court métrage à l’âge de 10 ans, son premier documentaire à 13ans et son premier long métrage, « Le cahier », à 18. Elle s’inscrit ainsi dans les pas de son père, Mohsen Makhmalbaf, lui-même réalisateur et professeur de cinéma, mais aussi de sa belle-mère, de son frère et de sa sœur. Dans la famille Makhmalbaf, on vit pour le grand écran!
Ce premier film ne laissa pas le grand monde du ciné indifférent et remporta plusieurs prix dont :
– le Grand prix du Jury du festival de Saint-Sébastien en 2007
– l’Ours de cristal et le Prix spécial de la paix au festival du film de Berlin en 2008
– le prix spécial de l’Unicef Paolo Ungari au festival du film de Rome en…

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« Nobody knows » de Kore-Eda Hirokazu, 2004

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Réalisateur japonais talentueux né en 1962 à Tokyo, Kore-Eda nobodyknowsHirokazu s’inspire d’une histoire vraie pour nous proposer, avec « Nobody knows », un film sensible et terrifiant. Le film fut présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 2004. Le jeune Yuya Yagira, qui incarne Akira, le héros âgé d’une douzaine d’années, obtint d’ailleurs le prix d’interprétation masculine pour sa remarquable prestation. Dans l’histoire de Cannes, c’est le plus jeune comédien à avoir remporté ce prix.
A l’origine donc un fait divers sordide : 4 enfants abandonnés par leur mère 9 mois durant dans leur appartement du quartier de Sugamo à Toshima-KU…histoire marquée par le décès du plus jeune.
Le film s’ouvre sur l’arrivée de la famille Fukushima dans un nouvel appartement. Ils ont manifestement un souci pour se stabiliser quelque part. Accompagnée de son aîné, Akira, Keiko se présente aux voisins. Mère célibataire, elle a du mentir sur…

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« Timbuktu », Abderrahmane Sissoko, décembre 2014

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Plus qu’un coup de coeur, un chef d’oeuvre!

Avec « Timbuktu », le réalisateur mauritanien, Abderrahmane Sissoko, retrace un épisode noir de l’histoire récente de Tombouctou, ville du Mali située au sommet de la bouche du fleuve Niger. Les Djihadistes gagnent la ville et y imposent leur loi. Il est désormais interdit de fumer, de jouer au football, d’écouter de la musique ou encore de vendre du poisson au marché sans porter de gants. Autant d’absurdités auxquelles la population tente de faire face, voire de résister. Mais les femmes sont réduites à n’être plus que des ombres et la terreur se répand. Les tribunaux s’improvisent, les procès sont nombreux et les sentences tout aussi disproportionnées que violentes. L’absurde n’a plus de limites.
Kidane, d’origine touareg, s’efforce d’exister paisiblement aux côtés de son épouse Satima, de leur fille Toya et de son jeune berger, Issan. Ils occupent l’une de ces tentes accueillantes dans…

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« Lonbraz Kann » de David Constantin, enfin du cinéma mauricien !!!

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En matière de cinéma l’Ile Maurice bénéficie d’infrastructures modernes et globalement confortables. On peut s’abreuver à loisir de tous les blockbusters hollywoodiens et bollywoodiens qui occupent parfois l’affiche des semaines durant. On pourrait presque imaginer que le cinéma européen est balbutiant et que le film mauricien reste à inventer. Le pays compte pourtant quelques cinéastes: Barlen Pyamootoo a adapté son roman « Bénarès », Harrikrishna et Sharvan Anenden ont réalisé « Les enfants de Troumaron » d’après « Eve de ses décombres » d’Ananda Devi, David Constantin a tourné « Lonbraz Kann » l’an dernier et les films de Bhimsen Conhyedoss et de Sébastien Sauvage représentent cette année Maurice au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. On ne peut donc que déplorer l’absence d’une véritable distribution de ces œuvres sur le territoire. A titre d’exemple, le long-métrage de David Constantin ne sera resté à l’affiche qu’une grosse semaine. Vous n’avez que jusqu’à demain pour vous régaler…

Quid de…

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« Le pantalon » d’Yves Boisset, 1997

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Voici un film, ou plus exactement un long téléfilm visionné dans le cadre du challenge de Stéphie, du blog Mille et une frasques, « une année en 14 ».
Inspiré d’Alain Scoff, il est signé d’Yves Boisset, qu’on ne présente plus.

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Le film s’ouvre sur des images du front. Des trous d’obus gros comme des cratères, des cadavres visités par les rats. Tout un spectacle de désolation sur fond de musique grave. L’aumônier des tranchées tente d’entretenir l’âme et le moral des soldats qui pestent contre la hiérarchie, l’absence de casques dignes de ce nom, les décisions arbitraires et stupides. C’est tout un contraste avec le défilé de mode militaire durant lequel on ergote sur les couleurs salissantes ou non des tenues du paquetage, ou des soirées mondaines chez le général.
Le jeune Lucien Bersot, incarné par Wadeck Stanzack fait partie de la nouvelle vague de mobilisation, mais comme le disent…

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« La vague » Dennis Gansel, 2008

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Vague

« La vague », Dennis Gansel, 2008

Un film librement inspiré de « La 3ème vague, étude expérimentale d’un régime autocratique menée par le professeur d’histoire Ron Jones avec des élèves de 1ère année de l’école secondaire Cubberley à Palo Alto en Californie en avril 1967 »

Rainer Wenger, un enseignant d’un lycée allemand doté d’un fort charisme, hérite du cours sur l’autocratie dans le cadre de la semaine thématique. Confronté à des élèves convaincus qu’un tel régime est désormais impossible en Allemagne, il met en place un enseignement expérimental pour leur faire comprendre qu’il suffit parfois de peu. Face à cette proposition, les adolescents ont des réactions contrastées. L’héritage du 3ème Reich est lourd à porter. La première règle qu’ils redécouvrent finalement, c’est qu’un tel régime n’admet pas l’excentricité. Certains quittent le navire de leur propre chef dès le premier cours, les autres se voient rapidement exclus.
Par un étrange et inquiétant paradoxe…

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« L’Homme qui rit » de J-P Améris

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« L’Homme qui rit », de Jean-Pierre Améris, 2012 HommeQuiRit

Rappelons que « L’Homme qui rit » est un roman philosophique publié par Victor Hugo en 1869.
Adapter une telle œuvre relève du défi. Elle s’impose en effet par son épaisseur, son épisme et une certaine grandiloquence qui n’est pas pour me déplaire. Comment juger alors un tel film ? A l’aune de sa fidélité exacte au texte, ou à celle de ses qualités propres et purement cinématographiques ? J’opte pour la seconde approche.
Le film s’ouvre sur un décor glacial et onirique, une ambiance de carton-pâte fortement enneigée, soumise à un vent qui tient du blizzard. L’image évoque alors les dessins animés et relève d’une certaine artificialité que j’apprécie peu. Mais cela ne dure pas !
Gwynplaine, âgé d’une dizaine d’années, se voit abandonner sur une terre hostile et glaçante par les comprachicos qui sont à la fois ses bourreaux…

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« La Religieuse » de G. Nicloux, 2013

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« La Religieuse », film de Guillaume Nicloux, sorti le 20 mars 2013

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Publié par Diderot en 1796, le roman-mémoires « La Religieuse » se présente comme une mystification, un canular….une bande de copains cherche en effet une idée brillante pour rappeler à Paris leur ami le marquis de Croismare, retiré dans ses quartiers normands. Ces mémoires sont attribués à Suzanne Simonin, qui s’est vu contrainte par ses parents de prendre le voile et de prononcer ses vœux. Le prétexte avancé par son père est que les mariages de ses deux sœurs ont exagérément grevé les caisses familiales…La réalité est tout autre : Suzanne doit expier la faute de sa mère et payer le prix fort de son illégitimité. Diderot et ses amis escomptent ainsi toucher la fibre libertaire et sensible du marquis qui ne manquera pas d’accourir à la Capitale pour secourir cette jeune femme.

Guillaume Nicloux s’est donc attaqué, après Jacques Rivette, à…

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