Fiche méthode n° 3 : comment insérer des citations ?

 

Vous aurez besoin d’insérer des citations dans chacun des exercices proposés au bac afin d’argumenter et de justifier votre propos. Cela suppose le respect de règles précises.

 

1 – Règles générales / invariants

  • La citation doit être signalée et délimitée par des guillemets. Elle doit être reproduite fidèlement, sans faute et sans oubli de mots.
  • Sa source (nom de l’auteur, titre souligné de l’œuvre), doit être précisée dans la phrase qui inclut la citation, soit entre parenthèses.

Ex : Comme l’écrit (l’affirme) Apollinaire dans son étude consacrée aux Peintres cubistes, « Les grands poètes et les grands artistes ont pour fonction sociale de renouveler sans cesse l’apparence que revêt la nature aux yeux des hommes ».

Dans le commentaire, il ne sera pas nécessaire de préciser les sources quand les citations sont extraites du texte étudié.

  • En cas de citation longue, vous pouvez couper le texte à la condition de le signaler de la façon suivante : […]. Veillez à ne pas couper les éléments les plus probants pour votre démonstration et à ne pas nuire à la syntaxe.

Ex : Jean Céard, La Nature et les prodiges (1977) :« Le poète est celui qui, plongé, comme tout homme, dans l’obscurité d’un monde insaisissable, entrevoit un peu mieux sa raison, perçoit les premières lueurs du jour. En d’autres termes, le don de poésie ne le soustrait pas à la foule des hommes « pauvres et chétifs » ; c’est dans sa condition d’homme qu’il accueille le don divin ; et par là qu’il vit plus intensément qu’autrui le malheur de l’existence humaine et ressent davantage l’absence de cette lumière dont quelques rayons lui parviennent. »

 

Lorsqu’il définit le poète dans La Nature et les prodiges en1977, Jean Céard explique que :« Le poète est celui qui, plongé, […], dans l’obscurité d’un monde insaisissable, entrevoit un peu mieux sa raison, […] [et que] le don de poésie ne le soustrait pas à la foule des hommes […] ; [que] c’est dans sa condition d’homme qu’il accueille le don divin […] [et qu’]il vit plus intensément qu’autrui […] et ressent davantage l’absence de cette lumière dont quelques rayons lui parviennent. »

 

  • Lorsque vous citez des vers, respectez leur disposition : majuscule en début de vers, retour à la ligne. Il est également possible d’indiquer le changement de vers par un slash.

Ex : Le poète baroque ménage un effet de chute cruel dans le dernier tercet en recourant à un concetto : « Tu pleurera d’amour, je rirai de ta honte : / Lors tu seras punie, et je serai vengé. »

 

2 –  Les citations brèves

Si la citation est brève (un mot, une expression ou une phrase courte), elle est intégrée à la phrase.

  • On peut la signaler par une expression comme « ainsi que le suggère », « comme le signifie », « avec des expressions telles que »…

Ex : Pour orchestrer sa prolepse, Baudelaire recourt en effet au champ lexical de la mort avec des termes comme « caveau » », « fosse creuse », « tombeau » auxquels s’ajoutent la périphrase « ma, belle ténébreuse » ou encore la métonymie de « la pierre » au v 5.

  • On peut aussi recourir à des verbes introducteurs (parole, pensée, jugement…) qui assurent le lien : affirmer, expliquer, montrer, relever, remarquer, préciser, observer… Attention, ils sont suivis d’une subordonnée complétive.

Ex : Apollinaire, dans Les Peintres cubistes affirme que « Les grands poètes et les grands artistes ont pour fonction sociale de renouveler sans cesse l’apparence que revêt la nature aux yeux des hommes

  • L’insertion de la citation dans la phrase peut nécessiter des modifications grammaticales (changement de pronom, de forme verbale…). On les signale par des crochets.

Ex : Dès le premier vers Baudelaire s’adresse à « [sa] belle ténébreuse » qui « n’aur[a] pour alcôve et manoir…. »/ De Viau se montre cruel en affirmant à la belle qu’elle « ser[a] le refus de tous les courtisans » et que même « les plus sots laisseront [sa] passion oisive. »

 

3 – Les citations longues

  • Il est délicat de les intégrer à la phrase. Le plus simple et le plus sûr réside dans l’emploi d’un verbe indiquant une prise de parole ou l’émission d’un jugement ou d’une pensée, suivi de deux points.

Ex :  Lorsqu’elle réfléchit au pouvoir de la poésie, dans son ouvrage Terre et poésie publié en 1956, Andrée Chédid expose le point de vue suivant (affirme/ explique) « Si la poésie n’a pas bouleversé notre vie, c’est qu’elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n’en avons connu que l’imposture. »

 

Comment insérer

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