Madame Bovary: la réception de l’œuvre (Synthèse de plusieurs ouvrages + réflexion personnelle)

Après une publication laborieuse dans « La Revue de Paris » et un bon accueil du public, la première édition originale parait en 2 volumes chez Lévy en 1857, puis en un seul volume en 1862. On note deux autres tirages chez le même éditeur en 66 puis en 68. L’auteur se brouille alors avec Lévy et se tourne vers Charpentier qui joint au texte les différentes pièces du procès. Flaubert présente cette édition comme définitive. Le succès immédiat du feuilleton et la publicité ainsi assurée au roman, notamment par les notes de Flaubert au sujet des coupes, alerte les autorités. Flaubert, qui redoute un succès à scandale, sollicite de nombreux appuis auprès de ses connaissances, mais il n’échappe pas au procès. Il voit là une affaire politique et la volonté de nuire à la Revue de Paris, hostile au gouvernement, qui était sous le coup de la menace d’une interdiction de paraître.

Le procès:

Flaubert est cité à comparaître le 29 janvier 1857, avec les éditeurs et l’imprimeur, devant le tribunal correctionnel de Paris. Les trois chefs d’accusation sont les suivants: « offense à la morale publique et à la religion » « outrage aux bonnes mœurs ». C’est maître Sénard qui assure sa défense. Nous possédons des informations précises sur ce procès puisque Flaubert a commandé une sténographie du réquisitoire et de la plaidoirie. Nous pouvons donc consulter l’intégralité des pièces du procès.

Ernest Pinard, avocat impérial, prononce le réquisitoire. Il fera de même contre Eugène Sue et Baudelaire. Il fut ainsi considéré comme le représentant le plus intransigeant de la censure sous le Second Empire avant d’être nommé ministre de l’Intérieur en novembre 1867. Il salue le travail et le talent du romancier et s’appuie sur de nombreuses citations du roman. Selon lui, Flaubert « fait une peinture admirable sous le rapport du talent » mais « exécrable au point de vue de la morale ». « L’art sans règle n’est plus l’art ». L’avocat impérial insiste sur le fait que ce réalisme est d’autant plus pernicieux qu’il est le fruit d’un grand talent et qu’il est l’expression de la pensée profonde de l’auteur.

Propos de Flaubert au sujet du style: « Quand on écrit bien on a contre soi deux ennemis: le public parce que le style contraint à penser […]; le gouvernement parce qu’il sent en nous une force et que le pouvoir n’aime pas un autre pouvoir. Les gouvernements ont beau changer, monarchie, empire ou république, peu importe! L’esthétique officielle ne change pas. »

Les reproches:

Le réquisitoire commente d’abord le titre qui ne dit rien en lui même, même si le second permet de pressentir le problème « il a voulu faire des tableaux de genre, et vous allez voir quels tableaux! ». L’avocat général résume ensuite l’intrigue, le contenu du roman en insistant sur le portrait d’Emma. A la fin de ce résumé il suggère un autre titre « Histoire des adultères d’une femme de province ».

– portrait réaliste et indécent d’une femme lascive qui se complait dans l’adultère et qui ignore ses devoirs d’épouse et de mère. L’attitude d’Emma se voit ainsi condamnée au nom des valeurs morales bourgeoises. Il aborde la psychologie du personnage à partir des normes sociales et surtout morales qu’elle transgresse. Un tel personnage est susceptible d’inciter à la débauche. Sa beauté est une « beauté de provocation ».

– le romancier fait preuve de complicité et de complaisance avec Emma dont il ne condamne absolument pas les débordements. On lui reproche de ne pas offrir au public une critique explicite des agissements de son héroïne. Son ironie n’est pas perçue. Les débats portent donc sur les enjeux du roman et les intentions de son auteur.

– on dénonce le réalisme du roman. Le réalisme ne serait pas apte à apporter un enseignement au lecteur. Il peint un réel odieux sans le dénoncer. Ce procès pose donc la question des fonctions de la littérature

– il offense la religion à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il évoque la beauté d’Emma au lendemain de sa chute. Le terme « chute », qui comporte une connotation religieuse évidente et qui renvoie à la faute d’Eve dans l’Eden, intervient à plusieurs reprises dans ce réquisitoire. On lui reproche aussi de mêler le sacré et le profane lorsqu’elle prie Dieu en recourant à des paroles adressées à l’amant dans les ébats adultères (blasphème et sacrilège). On peut ainsi considérer le prie-Dieu gothique comme un objet emblématique de cette confusion entre le sacré et le profane chez Emma. La conversation virulente entre Homais et Bournisien au moment de l’extrême-onction scandalise aussi. Par ailleurs, la mort d’Emma conduit au néant et non à un châtiment ou une rédemption. Pour Pinard, qui s’appuie sur l’expression « la survenue du néant », Flaubert fait preuve d’un scepticisme religieux intolérable.

Les scènes incriminées par l’accusation:

– la scène avec Rodolphe, la chute dans la forêt (1ère faute): « Les amants arrivent jusqu’aux limites extrêmes de la volupté ».

– la transition religieuse entre les 2 adultères

– la chute avec Léon (scène du fiacre)

– la mort d’Emma: scène du supplice et scène de l’extrême-onction

– la scène itérative dans laquelle Flaubert évoque les pensées d’Emma au couvent lorsqu’elle allait à confesse

– le lendemain des noces où Charles semble « la vierge de la veille »

– un épisode du bal à la Vaubyessard: moment où Emma regarde le vieux duc de Laverdière « qui avait vécu à la cour et couché dans le lit des reines ». Ce bal est par ailleurs appréhendé comme « une initiation à toutes les ardeurs de la volupté »

Il ressort de ses propos qu’il éprouve finalement un grand trouble à la lecture de roman, puisqu’il en souligne les aspects scandaleux pour l’esthétique officielle, tout en reconnaissant les pouvoirs du texte, le plaisir qu’il génère et le danger qu’il représente, notamment pour les lectrices (surtout les lectrices des milieux populaires).

On peut lui accorder le mérite d’avoir su discerner l’originalité du style de Flaubert ainsi que l’unité du roman, cette « couleur lascive ». Flaubert recherchait une couleur spécifique pour chacun de ses romans. Il avait opté ici pour le gris, « cette couleur de moisissure d’existence des cloportes ». Il comprend bien la sensualité d’Emma, mais aussi ses qualités « viriles » et sa primauté dans le personnel romanesque:

« Une seule personne a raison, règne, domine: c’est Emma Bovary. »

La plaidoirie: selon une lettre de Flaubert à son frère, elle a duré 4 heures de suite.

– Maître Sénard entame la défense par un portrait assez élogieux de Flaubert, « homme sérieux et grave » à la moralité irréprochable. Reprenant la confusion de Pinard entre l’auteur et le narrateur, il défend l’idée selon laquelle le roman est au contraire guidé par une pensée morale et religieuse ce qui fait de lui « un bon livre, un livre honnête, utile, moral ». Il affirme que ce roman est une excitation à la vertu par l’horreur du vice, comme s’il existait un effet de catharsis. Cette prise de position repose sur une conception utilitariste de l’œuvre d’art, apte à véhiculer des valeurs éthiques ou religieuses.

– sa stratégie consiste alors à reprendre les arguments ou les passages incriminés par Pinard pour les retourner en faveur de Flaubert dont il souligne le travail acharné et les talents littéraires. Il argue aussi que les citations de Pinard sont très courtes, qu’elles relèvent du détail alors qu’il faut les considérer dans un contexte plus large. Il relit ainsi l’épisode du fiacre dans son intégralité pour démontrer qu’il ne comporte rien d’impudique (« aucune image qui nous peigne le trouble des sens; un seul mot indique la chute: « elle s’abandonna ». Pour lui on condamne ici Flaubert à partir de ce qu’on ne voit pas. Il cite alors Flaubert lui-même: « On m’accuse avec des phrases prises çà et là dans mon livre, je ne puis me défendre qu’avec mon livre. »

– il nie l’appartenance du roman à une quelconque école ou à un mouvement, ceci pour contrer les accusations portant sur le réalisme. Il fait une distinction entre la volonté de traduire « la réalité des choses » et l’appartenance au mouvement réaliste.

– concernant l’accusation de blasphème et de sacrilège, notamment dans le récit de l’agonie d’Emma, il développe l’idée selon laquelle l’auteur donne ici une leçon de morale. Pour justifier le caractère grotesque de Bournisien et de son discours, il note que Flaubert s’inspire d’un ouvrage de l’abbé Guillois approuvé par l’Eglise, « Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchisme avec la réponse aux objections tirées des sciences contre la religion.” Il ne tient alors aucun compte du contrepoint ménagé par Flaubert avec la chanson grivoise de l’aveugle. Il fait ainsi fi de l’ironie mise en œuvre.

Beaucoup de contemporains, puis de critiques, ont dénoncé cette plaidoirie comme un discours mêlant bêtise et mauvaise foi. Il apparait finalement que Sénard défend l’auteur au nom de valeurs qui ne sont pas celles du romanciers.

– dimension utilitariste de l’art

– soumission de la littérature à la foi

– morale chrétienne vue comme « le fond des civilisations modernes » et nécessité du sentiment religieux

– conception conservatrice de la société

– il incrimine l’éducation reçue par Emma: paysanne élevée au dessus de sa condition/ problème de la lecture.

Tout porte à croire que le romancier a été acquitté sur un malentendu. Il faut cependant garder à l’esprit que cet argument de l’utilité morale  » du roman était le seul possible. Selon Yvan Leclerc, il est « le seul horizon de réception socialement possible en 1857 pour une œuvre de fiction. »

L’acquittement:

Le tribunal acquitte Flaubert le 7 févier 1857, sans que Flaubert n’exulte totalement. Il envisage même de ne plus rien publier.

« Cette Bovary que vous aimez a été traînée comme la dernière des femmes perdues sur le banc des escrocs. On l’a acquittée, il est vrai […], mais je n’en reste pas moins à l’état d’auteur suspect, ce qui est une médiocre gloire. » Lettre du 19 février à Mlle Leroyer.

« Ce tapage fait autour de mon premier livre me semble tellement étranger à l’Art qu’il me dégoûte et m’étourdit. »

Le tribunal s’est finalement trouvé bien embarrassé devant cette œuvre. Sensible au talent et aux protestations de Flaubert, le juge rappelle avant de l’acquitter que le roman comporte des éléments relevant d’un réalisme vulgaire, ennemi du beau et du bon.

En quoi ce roman pouvait-il heurter les lecteurs au moment de sa parution?

Dès sa publication dans la Revue de Paris en 1856, Le roman de Flaubert Madame Bovary est l’objet de débats et de critiques, au point que la direction impose des coupes à l’auteur pour éviter la censure. On reconnait son style innovant et l’originalité de ses analyses psychologique qui marqueront un tournant dans l’histoire du roman et de la littérature, mais on condamne aussi son goût pour des détails trop réalistes, trop crus ainsi que sa peinture d’une femme lascive et adultère qui ne peut que heurter la censure et une société encore sous la tutelle de la religion et d’un gouvernement autoritaire. C’est au nom de ces reproches, de cette offense à la morale publique et religieuse, que le romancier se voit convoqué au tribunal correctionnel de Paris en janvier 1957. Si le verdict lui fut favorable, il semble intéressant de se demander en quoi l’œuvre pouvait choquer la morale de son époque.

1 – La morale:

– les tableaux lascifs

« le tableau est avant tout lascif, les poses sont voluptueuses; la beauté de Mme Bovary est une beauté de provocation. »

– la femme adultère: « Elle se répétait: J’ai un amant! un amant! se délectant à cette idée »: absence de remords, glorification de l’adultère (Pour Pinard c’est plus dangereux et plus immoral que la chute elle-même). Portait d’Emma embellie par l’adultère.

« Ce que l’auteur vous montre c’est la poésie de l’adultère »

– mère peu aimante, parfois indigne

On accuse de Flaubert de donner une image négative du mariage à travers le personnage de Charles. L’incapacité de l’époux à satisfaire pleinement sa femme est vue comme une justification, une excuse à l’adultère.

2 – La religion et le sentiment religieux:

– mélange du profane et sacré lors du rendez-vous amoureux dans la cathédrale de Rouen, alors comparée à un boudoir.

« des images voluptueuses mêlées aux choses sacrées »

enfant , « quand elle allait à confesse, elle inventait de petits péchés, afin de rester là plus longtemps, à genoux dans l’ombre, les mains jointes, le visage à la grille sous le chuchotement du prêtre. Les comparaisons de fiancé, d’époux, d’amant céleste et de mariage éternel qui reviennent dans les sermons lui soulevaient au fond de l’âme des douceurs inattendues. »

Idem avec la scène de l’extrême onction qui alterne paroles sacrées et chanson profane de l’aveugle

– la chute (rappelle Eve)

– crise religieuse entre les 2 chutes: Bournisien « l’exhortait à la religion dans un petit bavardage câlin qui ne manquait pas d’agrément »

– éléments saints travestis par le langage: cf. lorsque Emma va communier. « Dans quelle langue prie-t-on Dieu avec les paroles adressées à l’amant dans les épanchements de l’adultère? » « vous n’excuserez pas ces paroles de l’adultère introduites en quelque sorte, dans le sanctuaire de la divinité! ».

On peut citer à ce titre la façon dont Emma, sur son lit de mort, embrasse le crucifix: « allongea le cou comme quelqu’un qui a soif, et, collant ses lèvres sur le corps de l’Homme-Dieu, elle y déposa de toute sa force expirante le plus grand baiser d’amour qu’elle eût jamais donné. » On pressent ici une confusion entre amour mystique et charnalité.

– le suicide condamné par la religion chrétienne.

– Bournisien présenté sous les traits d’un grotesque! Il est défaillant lorsqu’Emma lui rend visite, partie II, pour lutter contre son attirance pour Léon. Il ne l’écoute guère, l’interrompt à plusieurs reprises et ne prend pas ses propos avec le sérieux qui s’imposerait. Il se montre même ridicule lorsqu’il assimile ses tourments à des soucis de digestion.

– critique ou ruine de certains dogmes religieux: Emma est présentée comme « survenue du néant » ce qui revient à nier la croyance en l’immortalité de l’âme.

3 – L’esthétique/ Les canons de la beauté/ L’écriture:

– la peinture réaliste:

peinture abondante du corps et du désir: « (Charles) continuait à marcher à demi penché sur elle, en lui chiffonnant avec sa tête la guimpe de son corsage. »

La Revue de Paris avait supprimé certaines phrases évoquant des parties du corps généralement cachées ainsi que des scènes décrivant l’intimité des personnages ex Partie 1 chap 5 « vêtue de son peignoir, qui était trop lâche autour d’elle ». / idem pour scène du fiacre

« il aime à peindre les tentations »

La peinture réaliste est immorale non pas parce qu’elle peint les passions, mais parce qu’elle les peint sans frein: art sans règle.

Peinture trop crue de la mort aussi ou du corps en décrépitude susceptible de provoquer du dégoût: gangrène d’Hippolyte / mort d’Emma

Présence d’une certaine vulgarité

Son impersonnalité : aucune trace d’un jugement quelconque sur l’attitude d’Emma

Autres jugements:

Les contemporains:

Le succès est immédiat. La fortune du roman se trouve liée au parfum de scandale qui l’entoure avec le procès. Sa réception se voit faussée par les idées et arguments développés au cours de l’audience.

Nombre de commentaires de ses contemporains témoignent d’une incompréhension des enjeux véritables de l’œuvre, des intentions de son auteur, et de l’originalité de son style. La plupart se contentent de lieux communs pour évoquer l’héritage balzacien, l’esthétique réaliste et le respect de la morale. Ils s’intéressent plus à la dimension moralisante éventuelle qu’à sa dimension esthétique.

En 1857, Sainte Beuve (important critique de l’époque) regrette que Flaubert n’ait pas accentué le pathétisme de Charles notamment au moment de sa mort. Il déplore l’enlaidissement que l’auteur fait subir à la réalité (« L’idéal a cessé; le lyrique est tari. »), le réalisme cru, tout particulièrement dans la description de la mort d’Emma, qu’il juge trop détaillée. Il regrette qu’aucun personnage n’incarne le bien, hormis Justin.

Zola salue la dualité qui anime Flaubert. « Il y a chez lui une étonnante dualité qui constitue tout son caractère d’écrivain, sa personnalité. Il est, par tempérament, attiré vers l’épopée. On le sent toujours prêt à bondir d’un élan lyrique, à se perdre dans les cieux agrandis de la poésie. Et il reste à terre: sa raison d’homme, sa volonté d’analyse exacte, l’attache à l’étude des infiniment petits. […] tel est Gustave Flaubert, l’esprit double qui a produit des œuvres d’une réalité à la fois si minutieuse et si épique. »

Baudelaire lui consacre un article dans « L’Artiste », le 18 octobre 1857. Il réfute l’idée selon laquelle le succès n’est dû qu’au procès et présente ce roman comme un tour de force. Il ne le réduit pas au réalisme et se montre sensible à la quête de l’impersonnalité, à l’ironie et au lyrisme. Le poète est le premier à percevoir une certaine « virilité » (imagination/ énergie/ goût immodéré de la séduction) chez Emma ainsi que la complexité des liens existant entre l’héroïne et l’auteur.

Ultérieurement:

Pour Proust en 1910 = une « révolution de vision, de représentation du monde. »

Sartre s’est intéressé à Flaubert dans un ouvrage inachevé, L’Idiot de la famille. Il évoque lui aussi le côté homme-femme d’Emma, mais il s’intéresse aussi aux rapports qu’il entretient avec ses personnages qu’il voit comme des « sujets lyriques et objets de son sadisme »(relation de complicité et d’horreur).

Julien Gracq réhabilite le personnage d’Emma. Il avance l’idée selon laquelle l’équilibre du roman tient dans la répartition du personnel romanesque: d’un côté, les fantoches, les grotesques (Homais, Bournisien, Binet…), de l’autre des personnages proches de l’auteur (Léon, Rodolphe, Justin, le père Rouault, Charles). Il est par ailleurs sensible à l’énergie d’Emma (« fureur d’un vouloir-vivre effréné »). Il ne lit pas le texte comme un roman de l’échec mais comme un roman de l’éveil.

C’est une œuvre fort commentée. On s’est notamment intéressé à certains procédés d’écriture:

– dialogues qui glissent vers le discours indirect libre

– recours à tous les effets de focalisation dans les descriptions qui officient comme des analyses psychologiques

– visions macroscopiques de détails qui accordent une présence étrange aux objets

– l’usage original des pronoms, notamment les indéfinis.

– usage particulier des temps et surtout de l’imparfait/ du style indirect, de la ponctuation, des pauses, des blancs typographiques et des italiques.

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