Analyse de l’enluminure :

Une enluminure est l’ancêtre des illustrations. C’est un dessin qui accompagnait les textes dans les manuscrits du Moyen âge.

On repère les éléments d’architecture qui figurent un château (sorte d’ouvertures qui donnent sur les espaces réservés aux tournois).

Le dessin représente deux personnages.

Le cheval, l’étendard et le bouclier (écu) opèrent comme les attributs du chevalier, le désignent comme tel. Il en est de même pour son épée. Les traits de son visage reflètent sa jeunesse.

Le second personnage est féminin. Elle a l’air d’une idole, d’une madone. On note que sa position plus élevée traduit sa domination. C’est une dame, une « domina ». Son inclinaison vers le bas peut signifier son intérêt, son amour pour le chevalier. De la même façon, les mains de ce dernier, tendues en direction de la dame, signifient sa soumission et l’offrande de son cœur. On peut également remarquer le jeu de leurs regards qui évoquent la réciprocité de leur amour et de leur engagement.

Elle lui tend une couronne : c’est une façon d’indiquer qu’elle lui offre son cœur aussi. Par ailleurs cette couronne, qui évoque la couronne de laurier offerte aux vainqueurs dans la Rome antique, témoigne de la valeur de ce chevalier. Il a dû faire preuve de bravoure et de force et se montrer digne de sa dame. Il mérite son amour.

Leurs vêtements témoignent de leur condition sociale (noblesse) tout comme le harnachement du cheval.

Les cheveux longs et clairs signifient la grande beauté de la dame.

Enfin leur éloignement suggère l’adultère, le secret et surtout la route de la séduction que doit parcourir le chevalier. La dame est à gagner.

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