Ne pas confondre l’adjectif réaliste qui peut s’appliquer à bien des textes littéraires antérieurs et le mouvement du « réalisme » qui correspond bien à une période particulière de l’histoire littéraire (1830-1860).

Le réalisme se caractérise par la volonté de peindre le réel de manière exhaustive ou minutieuse. Cela correspond à l’introduction du concret dans le domaine de l’art.

Les écrivains sont alors soucieux de représenter et d’analyser la société. Au XIX°, le contexte politique amène les écrivains à se détacher de l’idéalisme romantique, d’autant que la révolution industrielle bouleverse la vie économique et sociale du pays ( développement des banques et du crédit, avènement de la bourgeoisie, développement des entreprises, premiers grands commerces…).

Derrière l’écriture réaliste se trouve l’idée d’un combat pour l’amélioration de la société (visée didactique, polémique)

Le souci de vérité :

L’écrivain réaliste a le désir de donne rune image fidèle et intelligible du réel. Il refuse d’enjoliver la réalité ou de l’idéaliser. Il aspire à parler de tous les sujets, y compris ceux qui relèvent du laid ou du vulgaire. Son travail s’appuie sur des recherches approfondies (importante documentation).

L’impersonnalité :

L’artiste réaliste se veut objectif ; il cherche à bannir ou à contrôler au moins l’expression de ses sentiments personnels.

Le roman réaliste

Le développe du réalisme voit l’essor du roman car c’est le genre qui se prête le mieux à la peinture et à l’analyse de la société.

Balzac veut se faire « l’historien des mœurs ». Dans La Comédie humaine, rédigée de 1830 à 1850, qui comprend 95 romans, l’auteur cherche à « faire concurrence à l’état civil ». Il propose ainsi une fresque sociale de la France de cette époque en faisant de ses personnages des types humains.

Pour Stendhal, le roman est « un miroir qu’on promène le long d’un chemin ».

Les grands thèmes abordés sont : l’ascension sociale et la chute ; le monde du travail ; la puissance des instincts ; la maladie et la mort.

L’écriture réaliste :

Elle recourt rarement à la 1ère personne et opte souvent pour un narrateur omniscient. Le romancier inscrit la trajectoire des personnages dans un contexte social et politique précis, en soulignant les rapports qui les lient dans une perspective souvent critique. Il montre le monde de tous les jours dans ses aspects les plus banals ou les plus choquants. L’écriture réaliste multiplie les effets de réel : tout ce qui dans la narration et la description permet au lecteur d’avoir l’illusion d’un reflet de la réalité. Effets de réel les plus fréquents : description minutieuse d’objets familiers, discours direct, langage technique ou argotique, mise en valeur de détails qui donnent une impression de vie.

L’art réaliste :

En peinture : regardez des reproductions de tableaux signés Courbet, Millet ou Degas par exemple. Il faut également se souvenir que la photographie est inventée en 1822.

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