Lecture commentée du document complémentaire n° 1 : Préface d’Erasme à la traduction du Nouveau testament.

Dans cette préface Erasme justifie son choix de traduire la Bible en langue vernaculaire (ou langue vulgaire). Ces deux expressions désignent alors le français par opposition au latin encore considéré comme la langue savante.

Il s’oppose à la position tenue par l’Eglise : ce qui est traduit par le jeu des pronoms : opposition JE, singulier/ ceux, pluriel.

Ses raisons :

– le Christ n’a pas voulu laisser les hommes dans l’ignorance

– son enseignement est compréhensible par beaucoup

– il a souhaité que son enseignement soit largement diffusé

Ses arguments :

– nécessité d’une proximité avec les textes. Selon lui c’est une façon de mieux vivre sa foi, d’être plus proche du Christ. Ex du paysan qui pourra labourer en chantant certains psaumes

– refus d’isoler le peuple, de le laisser à distance, dans l’ignorance

– façon aussi d’assurer l’évangélisme (mention des Ecossais, Irlandais, Turcs et sarrasins). Cela permettrait aussi les échanges culturels.

– Il y voit aussi un vecteur de rassemblement entre les Chrétiens : image des conversations entre chrétiens.

– Il refuse une opposition trop marquée entre le divin, le sacré et le et les profanes.

Pour exprimer son point de vue il recourt à des figures d’intensification :

– hyperbole comme « le plus largement possible » « violemment opposé »

– des pluriels : expression de la totalité « toutes les femmes « « en toutes langues » « tous les chrétiens »

– énumération, accumulation (suite de syntagmes de natures et de fonctions semblables) : ex des noms de peuples.

– Singulier générique : le paysan, le tisserand

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